MINI-BIOGRAPHIES

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Les informations dont nous disposons sont quelques fois très succintes et ne nous permettent pas vraiment de réaliser une fiche biographique conventionnelle. Aussi, nous ajoutons cette série de pages (en ordre alphabétique) pour diffuser les quelques renseignements que nous possédons sur les personnages ne faisant pas l'objet d'une Fiche biographique...



 Parent, Lionel

Qui fut celui qui enregistra le plus grand nombre de disques au Québec entre 1935 et 1950 ?

Lionel Parent, un chanteur de charme, parfois "militaire", qui n'hésita pas, durant sa longue carrière, à mettre à son répertoire des chansons créées par Tino Rossi, Jean Sablon ou même, les arrivages de France ayant été plutôt rares entre 1940 et 1945, du "cowboy" Gene Autry et ses propres compositions à la saveur du Soldat Lebrun mais également beaucoup de titres américains dont il assurait lui-même la traduction.

Né en 1905, il vécut aux USA quelques années où, selon le Gramophone virtuel (Bibliothèque et Archives Canada), il fit partie d'une troupe qui mit à son répertoirel'opérette Les Cloches de Corneville à Springfield (Massachusetts) dans les années vingt.

Revenu au Québec en 1929, il entâma une carrière qui fit de lui un interprète très recherché notamment à la radio où il eut, fort longtemps, sa propre émission, et cela, jusqu'au début des années cinquante où il se fit restaurateur (après avoir été agent immobilier !) tout en continuant de chanter à diverses occasions.

Lionel Parent est décédé en 1980.

Fait peu connu : il était le frère de la comédienne Manda Parent.

Voix inimitable (ou peut-être trop ?) mais on notera dans l'extrait qui suit (tiré du Gramophone virtuel cité ci-dessus) certains accents québécois...

"La petite église"(extrait)

Cet extrait provient d'un enregistrement chez la firme Compo-Starr de "La petite église" (de Paul Delmet et C. Fallot), le grand succès de Jean Lumière, mais qui fut également enregistré par Aimé Doniat, Tino Rossi, Jean Clément...

On trouvera, par ailleur, de lui également, sur YouTube un "Adieu, je pars pour la guerre" qui mérite, ne serait-ce que pour comparer aux enregistrements du Soldat Lebrun, un détour.



 

 Peschard

Auguste Jacques Étienne Peschard.

Ténor "à grande et belle voix" qui fit ses débuts à Bordeaux vers 1864. On le retrouve à Lyon en 1868, à Bordeaux en 1865, à Lyon en 1868, puis à Paris au début des années 70.

Il serait décédé en 1887.

Note : dans une mini-biographie que Denis Havard de la Montagne a écrit sur le compositeur Aimé Maillart (1817-1871), il est mentionné que Peschard aurait fait ses débuts au Théâtre Lyrique en 1850 dans Les Pêcheurs de Catane. Sans doute parlait-il d'un autre Peschard décédé en 1883 qui aurait débuté en 1829...



 Pinson, Nine

Nine Pinson (et non Mimi Pinson, comme on le répète trop souvent, qui est le titre d'un poème d'Alfred de Musset duquel on a tiré une opérette et un film, et que Brassens cite dans sa "Supplique pour être enterré à la plage de Sète" et Eugénie Buffet dans "Ma chanson") est née Andrée Louise Marguerite Ferrali, à Paris, en 1881 et décédée à Nice en août 1949.

Voilà pour la petite histoire.

À son crédit, la création de deux grands moments de la chanson française qu'on attribue à tort à Damia qui, faut-il le préciser en a fait deux grands succès : "La chaîne" - paroles d'Émile Ronn, musique de Léo Daniderf - et "Le grand frisé" des mêmes.

Mais elle a également chanté "La divine chanson" de Pierre Chapelle et Pierre Arezzo et "Toute ma vie" de Louis Despax et Pierre Codini et même "Le cri du poilu" de Vincent Scotto.

Pour le reste, il faut effectuer beaucoup de recherches pour apprendre qu'elle aurait débuté en 1905 et qu'elle aurait chanté jusqu'au début des années vingt pour ensuite abandonner la scène afin de seconder son mari, Émile Lapeyre (qu'elle a épousé en 1914), imprésario et organisateur de spectacles.

Des enregistrements ? - Nous n'en avons retrouvés que six chez Pathé, tous de 1917 dont "Le cri du poilu" mentionné ci-dessus et que nous avons retrouvé, en repiquage, chez Marianne Mélodie, dans une série de CDs intitulés Nos plus belles chanson (Vol. 2 - n° 941299 838).- On pourra l'écouter en entier sur YouTube.



 Plébins

Le "joyeux" Plébins !

Interprète né Siméon Deplébins, le 30 octobre 1861, à Saint-Léonard, Haute-Vienne.

(affiche Les Silos)

Contemporain des Paulus, Debailleul, Bourgès et autre Libert, il officie dans le genre "ahuri", monologuant davantage qu'il ne chante. Ce genre très personnel et notamment son "Toujours moi qui gob' l'haricot" (J. Cauchie / Louis Byrec) lui vaut bien du succès.

Bien qu'il ait écrit quelques "chansonnettes", il est débouté par le Tribunal Civil de la Seine, le 28 avril 1898 de sa demande d'admission à la SACEM (*), en tant qu'auteur.

(*) Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique.

Il se produit essentiellement à l'Eldorado, mais aussi aux Ambassadeurs, au Concert Parisien et à la Scala.

Parraissant une dernière fois sur la scène de la Boîte àFursy, en 1908, il se retire, très malade. Il disparaît peu avant son 48ème anniversaire, le 8 septembre 1909. Marié à Mme Debério, artiste d'opérette au Théâtre de la Gaîté, il est le père de Mlle Delmarès qui s'essaya au café-concert sans y laisser de souvenir impérissable.






 Pougaud, Désiré

On le surnomma le "Coquelin des enfants", le "Cyrano des Gosses". Il est né à Paris, le 24 janvier 1866 d'une famille d'artistes dramatiques. Sa grand-mère, Rose, avait joué dans Le Père Goriot aux Variétés. Son père, Alexandre Cousin dit Pougaud père, avait tenu des premiers rôles à Paris comme en province et avait été co-directeur du Théâtre de la République avec Péricaud, Gravier et Bessac (1878). On voulu en faire un ingénieur. À dix-neuf ans, cependant, il abandonna les chiffres et entra à l' Ambigu-Comique où il débuta, avec un certain succès, dans les Mystères de Paris où il joua le rôle de Tortillard.

Quelques mois plus tard, il est lancé. - Sa diction ferme et rapide, son œil spirituel, sa voix gouailleuse lui donnent vite l'allure du type du petit parisien débrouillard et on le voit tour à tour dans Roger la Honte, la Porteuse de pain (Tête de bois), la Policière, l'Orage, le Régiment (Bel homme). - Puis il passe à l'opérette où il joue le rôle d'Alexandrivore dans l'Œil crevé. - Il passe ensuite de l'Ambigu-Comique au Théâtre du Palais Royal puis du Palais Royal à la Porte Saint-Martin et de la Porte Saint-Martin au Théâtre Cluny où il triomphe dans la Marraine de Charley, rôle qu'il jouera plus de mille fois.- Au Nouveau Théâtre, il joue dans les Aventures de Plume-patte ; au Théâtre de la République, il est Pierrot dans la Grâce de Dieu. - Puis, finalement, il est au Chatelet où pendant plus de vingt ans  il sera le boute-en-train de toutes les féeries, de tous les spectacles à grands déploiements et où, à partir de 1910, il sera souvent opposé à un autre grand comique, Claudius. - Son nom seul fera accourir toutes les familles, tous les enfants dans: la Biche au bois, le Tour du monde en quatre-vingts jours (Passepartout), Michel Strogoff (Jolivet), Rothomago, les Pilules du diable, les Quatre cents coups du diable, les Pirates de la savane, le Trésor des Rajahs, Tom Titt, le Roi des pickpockets, l'Oncle d'Amérique, la Poudre de Perlinpinpin, etc.


À soixante ans, toujours au Chatelet où il triomphe dans la Foire aux fiancés, il décide de prendre sa retraite.

On le fête (25 mars 1927) mais sa retraite n'allait pas durer longtemps. - Il s'éteignit, en effet, le 31 octobre 1928, à Grenoble, chez l'un de ses petits enfants.



 Pradels, Octave

Poète, vaudevilliste et romancier né à Arques en 1842, mort en 1930.

Il débuta vers 1885 par des monologues, des contes en vers et des chansons. On lui doit, entres autres chansons, "Ça commençait si gentiment", "La chula", "Dans l'Oasis", "Une marche Lorraine" (écrite en collaboration avec Jules Jouy) que créèrent Kam-Hill, Anna Judic, etc. -

Il fit également jouer des vaudevilles et dirigea, un temps, le théâtre des Capucines.

C'est avec sa collaboration que Paulus écrivit ses Mémoires.