Llilan Harvey dans Le congrès s'amuse
(version allemande)





Lilian Harvey

Elle est née Helen Liliane Muriel Pape le 19 janvier 1906 à Londres, plus précisément à Croch End, Honsey dans le Middlesex d'une mère anglaise et d'un père commerçant, allemand. En 1914, ses parents sont à Berlin lorsque la guerre éclate et elle est envoyée chez une tante, en Suisse où elle perfectionne son allemand, son anglais et où elle apprend le français et l'italien tout en suivant des cours de comédie et de danse.

Elle débute au cinéma en 1925 dans un tout petit rôle d'un film de Richard Eichberg, Die Motorbraut, où elle servit essentiellement de doublure à la vedette, Lee Perry.

Suivirent pas moins de 20 autres films, dont les 15 premiers muets, mais pas tous négligeables. Elle fut la vedette, entre autres, de The Temporary Widow de Gustav Ucicky, en 1930, au côté de Laurence Olivier dont c'était le premier grand rôle à l'écran).

Valses, comédies musicales, comédies légères, la plupart aimées du public mais sans plus, jusqu'à ce qu'elle tourne, en 1931, au côté du légendaire Conrad Veidt, un film qui la mit en présence d'Henri Garat, le Chemin du paradis de Wilhelm Thiel sous la direction de Max de Vaucorbeil en version française.

Les deux devinrent inséparables, au cinéma s'entend, pendant un an (1931) au cours de laquelle ils tournent trois films à peu près semblable, en français, pour lui, et, en français et en allemand, pour elle, dont :  Le congrès s'amuse de Jean Boyer, en français ou Der Kongress Tanzt d'Erik Charell, en allemand.

À partir de 1932 et jusqu'à la guerre, Lilian Harvey tournera ainsi, presque sans interruption en Allemagne, en France et en Italie dans pas moins d'une quarantaine de films. En Allemagne jusqu'à ce que le régime nazi l'en chasse (ou à peu près), puis en France, en Italie et également aux États-Unis où, sa popularité déclinante lui fit adopter le rôle d'une garde-malade bénévole  de 1940 à 1945.

Après la guerre, elle tenta un retour, sur scène d'abord puis elle s'essaya au tour de chant avant, finalement de prendre sa retraite au début des années cinquante pour mourir sur la Riviera le 27 juillet 1968 après avoir récupéré sa nationalité allemande et une partie de sa fortune saisie en 1938 par les nazis.


Petite (1m50), blonde (puis brune), Lilian Harvey reste associée à ces différents rôles de jeune fille séduisante qu'elle a joués en Allemagne dans les années trente.

Du côté français et surtout du côté de la chanson française, elle demeure la partenaire d'Henry Garat dont la carrière s'éteignit à peu près en même temps que la sienne même si les deux, dès 1932, empruntèrent des chemins différents.

Côté chansons, il nous reste d'elle, en français, ces duos qu'elle a chantés avec Garat (voir sa page) notamment "Tout est permis quand on rêve" de même que  "Serait-ce un rêve ?" de Robert Gilbert (adaptation : Jean Boyer) et Werner-Richard Heyman que Garat et elle enregistrèrent séparément.