Cafés-Concerts et Music-Halls

Une carte interactive (non exhaustive) présente la localisation des principaux cafés-concerts de Paris, en page suivante.

Sur la carte et les listes alphabétiques, sont matérialisés en orange, les établissements qui ont gardé leur nom et (ou à peu près) leur vocation première. En pointant sur un nom d'établissement, on lira sa(es) dénomination(s) exacte(s) et son adresse. En cliquant, on atteindra sa notice descriptive assortie, autant que possible, d'une photo d'époque et d'une actuelle.

Sinon, l'index alphabétique, ci-dessous, propose l'accès aux pages alphabétiques présentant tous les établissements que nous avons recensé.

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Notes


Pour de plus amples informations sur les cafés concerts et les music-halls des années 1870 à 1945, nous vous suggérons de consulter la référence jusqu'à présent inégalée qui demeure, depuis plus de vingt ans, outre les livres consacrés aux établissement en particulier, Music-hall et café concert d'André Sallée et de Philippe Chauveau (publié chez Bordas Spectacles en 1985) qui ont "exploré des masses de documents de première main - programmes et affiches publiés par les établissements, journaux d'époque, mémoires d'artistes et de chroniqueurs" et qui ont, ainsi, constitué une histoire extrêmement documentée des grands cafés-concerts et music-halls parisiens avec dates, emplacements, principaux directeurs, interprètes, etc. - Un livre, inutile de le préciser, que nous consultons régulièrement et qui nous a aidé et continue à nous aider à compléter ou confirmer les informations que nous diffusons sur ce site.


Pour l'histoire générale des Cafés-concerts (et Music-halls), voir plutôt François Caradec † et Alain Weill,Le café-concert, Atelier Hachette/Massin, 1980, livre qui doit être réédité en octobre 2007.


Attention : cette page et ses annexes seront amendées au fur et à mesure que ce site fera référence, notamment dans ses fiches biographiques, aux Cafés-Concerts et Music-halls. Nous ne pouvons que trop vous recommander de la consulter régulièrement.

Commentaire

Voici ce que dit le guide Baedeker 1907 de Paris à propos des cafés-concerts et Music-Halls parisiens :

"Ces cafés, où les consommations et les chants sont de qualité secondaire (sic) et qui donnent encore de petites représentations, sont nombreux et de genres très variés. Il suffira de mentionner les principaux. L'entrée libre, à certains cafés-concerts, n'est qu'une ruse pour attirer le public, car on est obligé de prendre au moins une consommation, qui coûte, selon la place, de 75 c. à 5 fr. et qui est généralement médiocre. Les plus fréquentés, en été, sont aux Champs-Élysées : le café-concert des Ambassadeurs, l'Alcazar d'Été, le Jardin de Paris, couvert en cas de pluie (entrée, 5 fr. ; les dim. et fêtes à 2h, 1 fr.) ; Printania, av. de la Grande Armée, à la Porte-Maillot (matinées, 50 c. ; soirées, 1 fr.). En hiver, quelques uns aussi en été : la Scala, boul. de Strasbourg, 13, avec salle à ciel ouvert en été (places 6 à 1 fr.) ; l'Eldorado, presque en face, n° 4 (4 à 1 fr.) ; Parisiana, boul. Poissonnière, 27 (7 à 2 fr.) ; La Cigale, boul. de Rochechouart, 120 (8 fr. à 75 c.) ; l'Alhambra, anc. Th. du Château-d'Eau, auj. un Music-Hall, rue de Malte, 50, près de l'av. de la République (5 à 1 fr.) ; le Grand-Concert Parisien, rue de l'Échiquier, 10, en face de la rue Mazagran et rue du Faublourg-St-Denis (3 fr. à 50 c.) ; le Petit Casino, boul. Montmartre, 12 (1 fr. 50 et 1 fr., avec une consommation ; Ba-Ta-Clan, boul. Voltaire (4 fr. à 75 c.); La Fourmi, boul. Barbès, 10 ; Concert Européen rue Biot, 5, place de Clichy ; la Gaîté-Rochechouart, boul. de ce nom, 15 ; La Pépinière, rue de ce nom, 9, près de la gare St-Lazare (2 fr. 50 à 80 c.) ; l'Étoile-Palace, av. Wagram, 39, etc."

Comme on pourra le constater à la lecture des informations qui suivent, la plupart de ces établissements n'existent plus ou s'ils existent encore, cent ans après, ce n'est que de nom : leurs intérieurs, façades et destinations ayant été complètement modifiés au fil des années.

Certains établissements, en fait, ont été complètement détruits, reconstruits, redétruits et reconstruits à l'ancienne et s'il est plaisant, par exemple, de croire qu'on se trouve à l'endroit précis où La Goulue a déjà dansé, le sol même sur lequel se trouvait le plancher où elle faisait le grand écart n'est plus là car on y a, depuis, creusé un sous-sol... Mais on peut toujours rêver.


Voir également l'Annuaire des Artistes - 1893, pour d'autres informations à propos des Théâtres ou des Cafés-concerts.
Si nos lecteurs ont des clichés à nous proposer, ils seront acceptés avec grand plaisir...
Remerciements à Claire Simon-Boidot et à Thomas Louis Jacques Schmitt pour leur précieuse collaboration.


Voir également      Photographies...      Affiches...      Programmes...      Établissements en province...