À un certain moment, elle s'est même permise "Ça, c'est Paris" (
Mistinguett), "La rue de notre amour" (
Damia) et "Le plus beau tango du monde" (Alibert). Et si vous cherchiez un enregistrement, après la guerre, de "Les feuilles mortes", elle était au rendez-vous. - Ont même fait partie de son répertoire : Aznavour, Brel, Brassens et Ferré.
La voix était gouailleuse, le registre peu étendu et elle roulait ses "r". Son maquillage à la ville comme sur la scène était le même : épais fond de teint, rouge à lèvres écarlate, sourcils dessinés au crayon. Son répertoire était, en général, à la limite du sentimental. Et elle chantait surtout pour les midinettes. - De quoi faire deux ans sauf qu'elle a chanté, de Paris jusqu'à San Francisco, de 1937 jusqu'aux début des années soixante.
Elle est née Marguerite Verdier, le 12 avril 1909 à Bort-les-Orgues (19 - Corrèze) et montée avec ses parents à Paris, sténodactylo a la S.T.C.R.(Société des Transports en Commun de la Région Parisienne), c'est à la suite d'un pari avec ses collègues de bureau et d'un concours radiophonique, en 1938, qu'elle s'est retrouvée chantant les succès de ses aînés et des chansons de Jean Tranchant. Cabarets, boîtes de nuit, music-hall, elles les a tous faits et quand elle créa son fameux "Petit vin blanc" à Marseille en 1943, elle devint la vedette que l'on sait.
Elle poursuivra une carrière que, seuls, l'âge et la vague yé-yé allaient interrompre.
Lina Margy est décédée le 13 novembre 1973 à 64 ans.
Et puis quoi ? - Et puis... bon, tant pis, allons-y : le voici, son "Petit vin blanc"