Refrain
Ah ! U ! ah ! Ur-su-le !
V'là mon cœur qui brûle !
Pour éteindr' le feu le feu qu'j'ai dans l'cœur,
Il faudrait un' pompe, un' pompe, un' pompe,
Il faudrait un' pompe, un' pompe, une pompe à vapeur ! |
Un soir d'été, l'anné' dernière,
Nous nous promenions tous les deux,
L'eau clapotait dans la rivière
Et la lune brillait aux cieux ;
Mon cœur soupirait à se fendre,
Ta main s'appuyait sur mon bras,
L'amour accourait nous surprendre
Et moi je te disais tout bas :
au Refrain |
Du soir, la brise parfumée
S'mêlait aux soupirs de langueur,
De ta douce haleine embaumée
C'était comme un bouquet de fleurs...
Moi, qu'aim' les beautés d'la nature,
J'admirais ton large escarpin
Qui marchait en battant la m'sure,
Pendant qu'l'autr' rabotait l'chemin
au Refrain |
Le rossignol, sous la charmille,
Egrenait ses accents joyeux,
La brise berçait la chenille
Blotti' dans son cocon soyeux,
Les lapins couraient sur l'herbette
Et les grenouilles au marais
Coassaient une chansonnette
Pendant que moi, je répétais :
au Refrain |
L'herbe poussait dans la prairie,
Les oiseaux dormaient dans les bois,
Rien ne troublait ma rêverie,
Rien... si ce n'est ta douce voix
Tu m'disais si bien : Je t'adore,
Tu me donnais des noms d'oiseau,
Et moi, je répétais encore :
Je t'aime, en beuglant comme un veau :
au Refrain |
Depuis cette douce soirée
Mon pauvre cœur a du bobo
Ma pauvre âme est tout éplorée,
Et j'ai toujours le vertigo ;
Tu sais bien c'que j'te d'mande, en somme,
C'est de répondre à mes accents,
Tu s'rais la femme à ton p'tit homme,
Et moi j's'rais l'père de tes enfants.
au Refrain |