LA CHANSON FRANCAISE DE 1870 A 1945... EN ''PRESQUE'' 50 CHANSONS...




41  J'ATTENDRAI...


1937 - Paroles de Louis Poterat et musique de Dino Olivieri.

C'est en 1938 qu'apparut sur la scène de la chanson française une Turinoise âgée de 27 ans qui, la même année, gagna le grand prix du disque avec "Rien que mon cœur" (une adaptation d'une chanson italienne par Louis Poterat).

La même année, elle récidiva avec deux chansons qui allaient rester gravées dans la mémoire de tous : "Sombreros et Mantilles" (Chanty et J. Vaissade) - son plus grand succès - et ce "J'attendrai...", à l'origine italien et adapté également par Louis Poterat.

Quelques mois plus tard Tino Rossi en fit un enregistrement puis Jean Sablon, l'année suivante, Jean Sablon qui allait la garder à son répertoire jusqu'à sa mort. - "Toute ma vie, j'ai chanté "J'attendrai..." dans le monde entier", a-t-il écrit. "J'ai même dû apprendre à la chanter en japonais. Partout [elle fut] tenue pour une chanson typiquement française." - Au départ, pourtant, elle était effectivement italienne ("Tornerai" - 1937 - paroles de Nino Rastelli, musique de Dino Olivieri, sur un air inspiré de Madame Butterfly de Puccini). - Un certain Jacques Larue la traduisit presque immédiatement en français sous le titre de "Soirs d'amour" et c'est à Jean Sablon que revint l'honneur de la créer mais sans trop de succès, aux États-Unis. - Et voici que Louis Poterat en fit une autre adaptation, et voici qu'une italienne, immigrée en France, s'en empara. - Quand Sablon revint de l'Amérique, il s'en empara à son tour. - L'italienne s'appelait Rina Ketty.

Une chanson typiquement française ? - Mais naturellement. - Nous l'écouterons dans sa première version endisquée :

Disque Pathé - n° PA 1477 - 1938