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Mémoires









Vincent Scotto

Quatre mille chansons, soixante opérettes, deux cents films, qu'est-ce qu'on peut ajouter de plus ? Que certains compositeurs en ont fait davantage ?

Chose certaine : à citer des nombres comme ceux-là, on oublie - il ne faut pas dire dans son cas "la qualité" (tous lesmusiciens vous le diront) -  mais plutôt "la variété" (quoique d'autres l'ont surpassé dans ce domaine) - et surtout "la simplicité" ou comment, en quelques notes, un compositeur peut créer un air dont tout le monde se souviendra presque immédiatement et pour toujours. Voilà la force de Scotto. On lui donnait des paroles, il en faisait un chanson sur un air qui, à peu d'exemples près, faisait oublier l'auteur. Ce fut le cas, par exemple, de Sarvil et qui se souvient vraiment de Géo Koger qui lui a tout de même fourni,avec Henri Varna, un autre oublié, les paroles de "J'ai deux amours" ?

Et qui se souvient des auteurs de ceux qui ont écrit les paroles de "Marinella", de "Tchi-Tchi" et de "Tant qu'il y aura des étoiles" de Tino Rossi ?  Et "La petite Tonkinoise", faut bien la mentionner, non ? - Et tout ça composé non pas autour d'un grand piano avec des feuilles de musique empilées jusqu'au plafond mais sur une petite guitare : aux autres l'harmonisation et les arrangements. Monsieur Scotto composait des airs.


Mais quels airs !

On pourrait continuer comme ça longtemps. Pensez-y : quatre mille chansons dont plus du tiers ont été de grands succès, à la fois pour Scotto et ceux qui les ont créées.


Vincent Scotto est né le 21 avril 1874 à Marseille et est décédé à Paris, le 17 novembre 1952.

Associée au nom de Scotto, Paulette Zévaco qui, de 1927 jusqu'à la mort de Vincent, harmonisa ses mélodies et qui écrivit, elle-même, la musique de plusieurs films et opérettes.