LA CHANSON FRANCAISE DE 1870 A 1945... EN ''PRESQUE'' 50 CHANSONS...






19  LA PETITE TONKINOISE


1906 - Paroles de Georges Villard adaptées par Henri Christiné
et musique de Vincent Scotto, arrangée par Henri Christiné.

Comme nous l'indiquions dans notre page sur Polin, cette chanson qui, par la suite, sera reprise avec un immense succès par Joséphine Baker a une curieuse histoire :

De passage à l'Alcazar de Marseille, Polin se fait remettre par un nouveau compositeur (Vincent Scotto) une chanson de Georges Villard qui s'intitule "Le Navigatore" :

Je ne suis pas un grand actore
Je suis navi, navi, navi, navigatore
Je connais bien l'Amérique
Aussi bien que l'Afrique
J'en connais bien d'autres encore
Mais de ces pays joyeux
C'est la France que j'aime le mieux.

Polin aime bien l'air mais pas les paroles. Il la confie à Christiné et lui demande d'écrire d'autres paroles. - Et ainsi naquit "La petite Tonkinoise".

Un rarissime enregistrement de cette "Petite Tonkinoise" par Fragson - en anglais - fait partie des enregistrements restaurés par notre ami Julian Myerscough du Royaume-Uni. - Voir à Music-Hall Masters (album : Chez Pathé).

Quant aux autres enregistrements, il en existe plusieurs : Esther Lekain en aurait fait un dès 1906, suivi, la même année, de Karl Ditan, Mansuelle, Victor Lejal et Fréjol. - Jusqu'à l'Orchestre de la Garde Républicaine qui en a gravé Disque en 1908.


Botrel en a fait une adaptation surprenante. Voir à : "Ma P'tite Mimi".


Quant à Joséphine Baker, cette Vénus noire à qui on a demandé d'être tonkinoise...

.... autant présenter sa première version (1930) - Disque 78t - Columbia DF 229

À noter que cette chanson a fait les délices des Américains lorsque, adaptée encore une fois, elle devint un des grands succès d'Anna Held : "It's delightful to Be Married" (en 1906) qui, selon les rumeurs, en aurait écrit les paroles... anglaises. - Voir à sa page.

Disque Columbia - n° DF 229

Sous le n° D.C.F. 129, Columbia publie une autre interprétation de Joséphine Baker, accompagnée cette fois, par l'orchestre de Jo Bouillon. Voir l'étiquette du disque.


Voir également à Souvenirs de Paris (Les mémoires de Vincent Scotto) aux chapitres 3, 11 et 15.