banniere
Rechercher  ▶

Note : ce moteur de recherche interne recense les pages dans lesquelles le nom recherché est cité. Si vous souhaitez lancer une autre recherche consécutive, la saisir sur le nom précédent dans la zone de recherche (à droite de la loupe) ci-dessus.









Janine Toscane


hanteuse française de variétés, en vogue surtout à la fin des années 1940 et au début des années 1950, Janine Madeleine, dite Janine Toscane, est née à Lille (59 - Nord), le 11 août 1925. A 5 ans, avant de savoir lire et écrire, son père lui apprend le solfège. A 6 ans, elle suit les Cours Massenet à La Madeleine et, à 9 ans, les classes préparatoires du Conservatoire de Lille. A 10 ans, contrairement à tous les principes de la vieille maison, elle participe à une audition publique avec les élèves de la classe supérieure et joue le Rondeau de Chopin. Après avoir obtenu un premier prix de solfège à 11 ans et une première récompense au piano à 14 ans, elle quitte le Conservatoire.

L'évacuation de 1940 la mène à Paris. Là, elle retrouve Maurice Amour [1888-1945], son professeur lillois. auprès de qui elle continue à travailler le piano. Elle fait alors la connaissance du compositeur aveugle René de Buxeuil et devient sa secrétaire.

Elle remporte des succès flatteurs et est considérée, dans le Moyen-Orient, comme une des plus grandes vedettes de la chansons française, elle est déjà très connue en Egypte, au Portugal et en Italie.

Mais peu à peu, elle abandonne ses études de piano pour des leçons de chant. Parce qu'elle a une jolie voix et parce qu'elle est de caractère… indépendant et plutôt aventureux. Les voyages, les changements lui plaisent et, en s'orientant vers le genre "Variétés", elle peut ainsi satisfaire son goût pour les longs périples.

Au début de sa jeune carrière, elle a naturellement l'idée de s'accompagner elle-même dans son tour de chant. Elle y renonce néanmoins rapidement car elle ne se sent pas assez en contact avec le public. "D'autre part", explique-t-elle, "j'ai besoin de… mes mains pour chanter". Chanteuse de "musette", elle apprécie l'accompagnement des accordéonistes qui étoffe ses chansons. Rappellons en passant, qu'elle a créé le grand standard "Le gamin d'Paris" (paroles de Mick Micheyl et musique d'Adrien Marès) que Montand ou Patachou n'oubliaient pas de placer dans leurs tours de chant ! Après les traditionnelles tournées en province, elle se rend en Suisse, puis en Egypte où, arrivée inconnue, elle repart célèbre. Aux plus célèbres cabarets du Caire et d'Alexandrie succèdent ceux de Lisbonne, Madrid, Barcelone, Palma de Majorque, Milan et enfin, Paris. Elle s'apprête à s'envoler pour le Mexique et le Pérou, sauf si Paris, où on commence à l'apprécier de plus en plus, la garde. Dans toutes les stations de métro, son nom est inscrit en grand pour annoncer sa présence dans un gala.

Disparition ?

Fin novembre 1953, Interpol lance un avis de recherche international pour retrouver la chanteuse. D'après sa mère, elle aurait disparu au Venezuela. Elle logeait au Normandy Hotel de Caracas qu'elle a quitté sans laisser d'adresse. Le mandat est repris en Tasmanie et à Singapour. Ses parents ont certainement été rapidement rassurés et leur fille a été retrouvée. Elle épouse un industriel italien, Mario Isastia-Henriquez au Mexique en novembre 1954 et abandonne sa carrière de chanteuse. Elle obtient le divorce en 1972 et est alors domiciliée à Laval (Québec). Elle se remarie en 1973 avec Charles Courville à Sainte-Catherine (Québec).

L'entendre ?

Son gamin d'Paris avec l'ensemble musette des frères Médinger en 1951,
un disque Polydor n°A 525012 :




Janine Toscane serait décédée en 1996 au Canada.

Source : d'Après le blog " artistes oubliés 59/62 de Christian Declerck