Henri Dickson

Chanteur de charme et compositeur né Élias Cohen à Tlemcen (Algérie) en 1872, décédé à Paris en 1938.

Son premier répertoire est celui de Paul Delmet et de Gabriel Montoya. il passe ensuite au caf'conc' où, à partir de 1907-1908, il interprète ses propres chansons que reprendront tous les beaux et vieux beaux de l'époque.

Michel Herbert (La chanson à Montmartre - La table ronde, 1967) raconte que le nom de Dickson lui serait venu comme suit :

"S'étant présenté à l'Âne rouge, un soir, cet Âne rouge administré par le frère de Rodolphe Salis, à Bartholo qui faisait alors office de bonimenteur. "Quel est ton nom ?" - "Dixi" répondit l'autre [que la lecture des pages roses du dictionnaire avait donné une teinture de latin]. Bartholo qui avait mal compris, annonça dès lors : "Mesdames et Messieurs, vous allez avoir le plaisir d'ouïr mon excellent camarade... euh.. Dixon... dans son répertoire." - Le nom, par la suite changé à Dickson, resta."

Après la guerre, la voix n'est plus au rendez-vous et ses moustaches, sa fausse personnalité anglaise, ses manières font 1900.

Il passe derrière le rideau, s'essaie à la direction de salles de spectacle puis continue à se produire là où l'on veut bien l'accepter.

Dans ses heures de gloire, il fut adulé. Surtout après qu'il eut mis à son répertoire le grand succès de Georges Millandy, "J'ai tant pleuré pour toi", que Bérard allait reprendre à son compte avec le succès que l'on sait.

Il fut "l'Alfred de Musset du cabaret [sortant] tout droit d'une carte postale avec des moustaches à la Victor-Emmanuel III" (Brunschwig-Valvet-Klein)

Allait lui succéder Junka.


Plusieurs enregistrements de lui, presque introuvables, datant de 1909-1910

  • "Le charme de ta voix" (Eugène Rosi)
  • "Toc ! toc ! c'est l'amour" (Émile Spencer / Dérouville)
  • "Carmencita - Habanera" (R. Desmoulins / Franceschini)
  • "Nos vingt ans" (Henri Dickson)
  • "Heure suprême" (Eugène Rosi)
  • "Les femmes des amis" (Henri Dickson)
  • "L'éternel jeu d'amour"
  • "Femme et printemps" (Henri Dickson)
  • "Oublions le passé" (Henri Dickson / Émile Gabel)
  • "Aimer, c'est pleurer" (Paul Saar / arr.: Dérouville, Gabriel Bunel)
  • "Hâtez-vous d'aimer !" (E. Schmaltzer / Georges Millandy)
  • "Ne pleure pas, bébête" (G. Attic)
  • "La dernière valse" (Georges Millandy, Henri Dickson)
  • "La grande Mélie" (Georges Isnel, Henri Dickson et René Casabianca)
  • "Qui m'aurait dit !..." (A. Serpieri)

Introuvables ?

C'était sans compter avec notre ami lecteur, Michel Maldjian, qui nous envoie les étiquettes des deux disques de Dickson qu'il possède :

 

... et avec notre ami Jean-Yves Patte qui, de son chapeau de magicien, nous a sorti "Heure suprême" datant de novembre 1910 :

(Eugène Rosi)
Disque Pathé Saphir n° 3183)

Et puis ceci, de 1910 également :

"Oublions le passé"

(E. Gavet et H. Dickson)