Paula Brébion

Paula Brébion est née en 1860. Son patronyme est d'origine du Pas-de-Calais et de Normandie. Ce nom est une déformation du mot "brebis". Elle enseigne l'art de la pantomime à l'artiste Félicia Mallet. Paula est alors la partenaire de Louis Rouffe, à Marseille.

"Qu'elle était jolie cette Paula Brébion quand je la vis pour la première fois, presque enfant encore, au Pré Catelan de Toulouse ! Un ensemble de contours gracieux et de fossettes mignonnes. Une voix menue qui plus tard s'est muée en contralto puissant. De bonnes petites camarades ont insinué que c'était l'effet d'une laryngite mal soignée. Peu importe la cause, le résultat fut merveilleux. À son répertoire joliet, gracieux mais faiblard, succéda le genre Amiati. Elle se fit une place à côté de celle-ci. Son geste sobre, sa diction pathétique et puissante en ont fait une des étoiles de Concert." De la bouche même de Paulus (chapitre 24 de ses Mémoires), ce compliment prend toute sa valeur. [*]

Elle connaît la gloire entre 1890 et 1905.

A la Scala, en 1893 dans la même revue que Jeanne Bloch, les critiques retiennent surtout son "joli" corsage de jais.

A Lille, en 1906, elle paraît chez Gransard-Courtois ou Clasner-Delafioure.

Elle est, à l'été 1909, à l'Eldorado aux côtés de Louis Boucot et où, dit-on, sa voix sympathique et son irréprochable diction produisent grand effet sur les masses populaires. On parle également d'autorité remarquable qui en aurait fait une étoile du café-concert mais comme sa modestie égalait sa valeur !...


Ses créations

(que nous avons pu retracer)

1888

1889

1890

  • "Je voudrais la lune" à laScala
  • "J'veux bien qu'on recommence" à l'Eldorado

1891

1892

  • "Le départ des bleus" à la Scala

1893

  • "Le petit Noël de papa" à la Scala

1895

  • "Un oiseau dans un corset" à l'Eldorado
  • "Il était trois petits soldats"

1903

  • "Sous les pommiers" à la Scala

1904

  • "J'ai croqué la pomme"
  • "Monsieur le curé y a passé !" à la Scala

1905

1906

  • "Les deux pêches" à l'Eldorado
  • "La journée des adieux"
  • "Nos frontières"

1907

  • "L'ordonnance du colonel" ou "Le briquet du colonel" à la Scala

Polaire raconte dans ses Mémoires au chapitre 30 : "... Mayol, qui vient de donner une nouvelle preuve de son cœur généreux en recueillant dans son clos, à Toulon, une artiste vieillie et malheureuse : Paula Brébion que l'Union des Artistes ne pouvait aider..."

Paula Brébion est décédée après 1927.


[*] Il est vrai que Paulus, à l'instar de Mayol, est souvent laudatif à l'endroit de ses contemporain(e)s du métier... Rien de commun avec Ouvrard (père) ou Guilbert, qui eux, ont tout inventé ! Fermez le ban !