
Établissements en province
En marge de la liste des établissements parisiens, nous vous proposons, ici, celle des "maisons" de province. Du moins celles que nous avons pu retracer. Là aussi, avec photos et informations, lorsque nous en avons. Bien sûr, si vous en avez à nous proposer, nous les accueillerons avec grand plaisir... Les villes sont classées par odre alphabétique.
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Eden Concert - 272 Quai Lamartine
Construit dans la deuxième moitié du XIXème siècle, il tient sa première séance de cinéma en 1907 et reste un cinéma jusqu'en 1930 où il se transforme en bal public.Tour à tour, bal, magasin de meubles, restaurant chinois, il est aujourd'hui une brasserie. |
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Note * : comune créée en 1891 par détachement de la commune de Rosendaël et fusionnée avec Dunkerque en 1970.
Kursaal - 7 bis Place du Casino
Au XIXe siècle, la ville de Dunkerque rachète à la ville d'Ostende, sa salle de spectacle. Ce bâtiment, conçu sur une structure métallique, est entièrement démantelé, transféré puis remonté à Dunkerque et inauguré en juillet 1878. Il fait ainsi un bond d'une cinquantaine de kilomètres, quittant le front de mer belge pour la plage de Malo-les-Bains. L’ancien Kursaal devient vétuste et finit par être démonté en 1937. Une partie de sa structure aurait ensuite été réutilisée comme garage avant d’être définitivement démontée au début des années 2000.
Voir à Dunkerque |
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Café-Concert - Place de la Couronne (Le Printemps de la Vie)
Aujourd'hui : hotel restaurant |
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Alhambra - 2 Rue du cinéma
Ouvert Alhambra Palace en 1928, cinéma et spectacles. Devenu cinéma et fermé en 1980. Rénové en 2001, 232 places.
Aujourd'hui : cinéma d'art et d'essai. |
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Apollo - Allées de Meilhan (actuelle Canebière)
Avant 1900, on y entendait Henri Dickson, Harry Fragson, Polin... Devint le Châtelet puis en 1918 le Grand Casino. Pour l'inauguration, Gaby Deslys (autre célèbre Marseillaise) accompagnée d'Harry Pilcer y donna la revue Laisse-les tomber, créée au Casino de Paris . |
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Café de France (Le merle blanc 'Salle mauresque') |
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Café Vivaux - Place Vivaux
à l’origine du music-hall, il y avait le café chantant. Le café chantant c’est une salle de concert où le public paie en consommation pour avoir le plaisir d’écouter un artiste chanter. à Marseille, vers la fin des années 1840, les cafés chantants sont nombreux notamment autour du port. Ces cafés sont avant tout fréquentés par des matelots et des soldats en escale dans la cité phocéenne et originaires des 4 coins de l’Europe. Le café chantant le plus célèbre de l’époque, c’est le café Vivaux.
Un café chantant pour matelots et soldats en escale : le Café des Colombes jusqu'en 1851 où il devient un café-concert ! Les sœurs Noblet s'y produisent en duo.L'une d'elles épouse le chef d'orchestre Marius Allemand. Les époux dirigent le café Vivaux avant de partir pour Paris où on les retrouve à la tête de la Scala et de l'Eldorado !
Le café Vivaux était le premier à connaître le grand succès et à porter le nom de café-concert. Il est donc le point de départ de l’histoire du music-hall marseillais ! |
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Capitole - 134, La Canebière (aujourd'hui 132 et 134)
Au n° 8-12 de la rue Curiol s’ouvre en 1911, le Théâtre du Châtelet où se produisit la chanteuse et danseuse marseillaise Gaby Deslys. Ce théâtre en s’ouvrant sur le 138 de la Canebière deviendra le Capitole, un immense et prestigieux music-hall de 2 000 places. Il sera converti en cinéma en septembre 1926. La salle qui accueillait des opérettes et des revues marseillaises avec les vedettes de l’époque: Andrex, Reda Caire et Rellys entre autres, devient en 1976, un cinéma multiplexe de 8 salles et 2 260 places. Fermeture définitive en septembre 2007.
Aujourd'hui : commerces et résidence hotelière. |
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Château des Fleurs - Avenue du Prado - Rond-point du Prado
Ouvert en 1848 : un concert d'été de 10 000 places ! Le soir, on avait droit à de splendides feux d’artifice. Sur le plan d’eau évoluaient quatre embarcations dans un décor arboré et sur lesquelles, le soir, se produisaient des effets de lumière féeriques. Une grande salle de bal avec un orchestre qui comprenait jusqu’à trente musiciens faisait face à une salle de café-restaurant avec des cabinets particuliers et qui s’étendait sur une terrasse. Des congrès et des expositions y étaient organisés. Des airs d’opéra, d’opérettes, des chansonnettes, des ballets, des sketches en provençal y trouvaient également leur place.
Aujourd'hui : zone résidentielle. |
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Eldorado - 24 Place Castellane
Casino, brasserie, jardin d'été,salle de spectacles. Fernandel y a fait ses débuts. Devenu un cinéma, il sera démoli et remplacé en 1968 par une résidence (appartements, commerces, parking souterrain) |
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Folies Marseillaises - 35, Rue de l'Arbre (aujourd'hui 37, Rue Vincent Scotto - 1er arr.)
A l'origine, Le Casino Musical, le premier grand café-concert marseillais, inauguré en mai 1856. il devient Les Folies Marseillaises en 1878 qui étaient historiquement situées à la brasserie de la porte d'Aix (ouverte en 1862, inaugurée le 16/1/1864). Théâtre des Variétés en 1887, la mode étant alors à l'opérette et au théâtre de vaudevilles.
En 1906, il devient alors le Variété-Casino, on y donne au début des opérettes précédées d'un concert puis on s'en va vers la revue légère.
Dans les années 1900, le théâtre est alors considéré comme le meilleur de province. A partir de 1937-1938, les Variétés se consacrent au cinéma avec une salle de 2000 places, mais aussi au Music Hall (Fernandel, Montand, Piaf).
A la fin des années 1930, le cinéma est désormais l'activité principale des Variétés. Comme tous les grands cinémas de Marseille, des spectacles de music-hall sont régulièrement à l'affiche. L'incendie dramatique des Nouvelles Galeries, situées dans l'immeuble mitoyen des cinémas Le Noailles (actuelle caserne des marins pompiers) et Les Variétés, perturbent l'activité des deux salles. Durant la deuxième guerre mondiale, les Variétés affiche un double-programme ainsi que des productions américaines interdites en zone occupée. Subissant des difficultés d'approvisionnement en productions récentes, les salles de cinéma de Marseille proposent des spectacles sur scène avec les artistes installés en zone libre.
En 1977, la salle mono-écran des Variétés est détruite afin de construire un multisalles. (films X).
Aujourd'hui : cinéma Les Variétés - 7 salles
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Théâtre des Nations - 200, Rue Paradis |
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Palace Casino Prado Plage - 614, Avenue du Prado
Devant la plage du Prado. Ouvert en 1888 et détruit en 1926. Remplacé en 1928, par l'Eolienne, une villa somptueuse dont les ruines seront rasées en décembre 1944 suite au bombardement du 27 mai de la même année.
aujourd'hui : l'Eolienne immeuble résidentiel |
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Palais de Cristal - 32, Allées de Meilhan (aujourd'hui 110, La Canebière)
Inauguré en 1880, immense music-hall concurrent direct de l’Alcazar, avec patinoire, cirque, concerts et grandes revues populaires.
Couvert de miroirs (lui aussi) qui lui conféraient une allure d'aquarium géant. Son nom lui est venu de son immense escalier aux balustres de cristal qui permettait d'accéder aux mille cinq cent places des trois galerie. Mayol dira que la scène était comparable au pont d'un bateau. En 1886, la toute jeune Juliany, qui deviendra la grande Eugénie Buffet, y fera ses débuts sous les sarcasmes. Répétition devant les abonnés, là aussi de rigueur ! En 1890, un tout jeune Mayol s'y fait éreinter par le public. Mais en 1910, il prend sa revanche et encaisse un cachet de mille francs. Hélas, ce n'était plus le même directeur ! Le public y manifestait ses appréciations de façon intempestive. Quand le numéro plaisait, c'était le triomphe. Mais, si par malheur, ça ne collait pas : il recevait de tout sur la scène(tomates pourries, pommes cuites et bien d'autres choses encore). C'est là que Fernandel, enfant, vit Polin et eut la révélation de sa nature comique et conscience de sa vocation. Passe au feu en 1882 et Kadoudja y perd toutes ses toilettes.Devint en 1928, le Colisée, puis en 1929 le Pathé-Palace,définitivement un cinéma.
Voir l'intérieur de la salle |
Aujourd'hui : Faculté de droit
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Odéon - 162 Allées de Meilhan (actuelle Canebière)
En 1923, d'anciennes écuries aux Allées de Meilhan (Canebière) sont transformées en salle de cinéma : l'odéon, un espace de 1600 places réparties sur 3 niveaux qui accueille aussi théâtre, opérettes et revues marseillaises. Par la suite, l'activité cinématographique de l'Odéon l'emporte largement, mais les plus grandes vedettes y passent en attraction pendant les entractes. L'Odéon reçoit Maurice Chevalier, Joséphine Baker, Mistinguett, Yves Montand Edith Piaf, Charles Trenet.
Aujourd'hui : Théâtre de divertissement et d'opérettes |
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Kursaal - 8 Rue du pont de Caville
Théâtre construit en 1911 et transformé en cinéma. Il passera au feu.
Aujourd'hui : bureaux
Voir l'intérieur de la salle. |
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Casino Kursaal - Casino Municipal - 8 Avenue Boyer
Ouvert en 1909, hôpital militaire de février à décembre 1915,puis en 1918, loué comme lieu de divertissement pour jeunes soldats américains blessés. Réouvre en 1920 sans les jeux. Y seront a l'affiche : Mistinguett, Colette, Cécile Sorel dans la "Maîtresse Imaginaire" , Isadora Duncan, la Loïe Fuller, Maurice Chevalier. Cinéma muet en 1922, sonore en 1928 et parlant en 1930.Fermé depuis 1930 et bombardé en 1940. Racheté par la Municipalité en 1957, rénové en 1960, il devient le Palais de l'Europe, (aujourd'hui encore) palais des congrès de Menton avec salle de spectacle de 1000 places. |
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Concert-Brasserie de l'Abondance - 22 Rue du Pont des Morts
La brasserie est composée d’un estaminet, d’un débit au détail et d'une salle avec estrade. En 1865, l'activité se recentre sur le débit. De nombreux militaires fréquentent l’établissement, ceux du 21ème de ligne, du 77ème de ligne et du 8ème bataillon de Chasseur à pied s’y rencontrent à maintes occasions. En janvier 1868, la Brasserie de l’Abondance devient entrepôt de la Brasserie Dreher de Vienne. Des soirées sont organisées au débit avec tombola, spectacles et animations. Faillite en 1878
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Eden-Théâtre - Théâtre Colosseum- 20, Avenue Robert-Schuman
Entre 1896 et 1912 puis Gloria, un cinéma salle de variétés et théâtre, puis Vox, un cinéma et enfin Eden, un cinéma jusqu'en 1986. Puis magasin de cuisines. En 2015, une brasserie pour deux ans. En 2018, un restaurant de nuit. Aujourd'hui : démoli pour construction d'une résidence haut de gamme. |
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Palais de Cristal - 3 Rue Gambetta
Lieu emblématique du quartier de la gare, surnommé le triangle impérial, il a accueilli tout d'abord un espace de bains et de détente, avec notamment une piscine au 2e étage, entre 1907 et 1910. Sa construction, et la façade, sont l'œuvre de Johann Balassa, un architecte austro-hongrois. L'établissement balnéaire est décrit comme "le plus bel établissement de ce genre en Allemagne"[*]. Contre l'avis de la municipalité, l'architecte veut en faire un lieu moderne de "culte ludique du corps et de philosophie hédoniste", décoré en cristal de Bohême.
En février 1910 ouvre ce Krystall-Palast qui comprend aussi une salle de cinéma de 135 places au rez-de-chaussée. Côté établissement balnéaire, malgré l'ouverture en 1910, le commanditaire sarreguemineois Jean-Nicolas Dietsch dépose le bilan en avril. Le 27 avril, six semaines après l'ouverture, l'établissement ferme ses portes, tout comme le cinéma. Réouverture en 1911 sous le nom d'Excelsior et fermeture en 1914 pour cause de Première Grande Guerre. En 1920, le bassin est recouvert d'une dalle de béton, et la salle devient une salle de réunion puis de bal. Le reste de l'immeuble est alors occupé par des commerces et bureaux. Enfin en 1935, les locaux rouvrent pour le cinéma Cinébref qui devient Cinépopet qui ferme en 1939 pour mobilisation et définitivement en 1940. En 1960, deux étages de bureaux supplémentaires sont construits et la façade est intégralement recouverte de pierres de Bourgogne.
Note [*] : Depuis la défaite de 1870, Metz se trouvait en Lorraine allemande. |
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Café Concert Le Tivoli - Île du Pâtis (aujourd'hui : 2, Rue Franklin Roosevelt)
1833, une buvette sur une ile isolée. Les ponts du Tivoli et Saint-Nicolas arrivent en 1853. En 1905, première projection à Montargis suivie de la construction du Tivoli. On y ajoute une salle des fêtes en 1926. En 1950, c'est une salle de cinéma de mille places. Devient une discothèque en 1980. Nouveau bâtiment qui réouvre en 1989 en tant que théâtre.
Aujourd'hui : théâtre |
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Théâtre Variétés -110 Avenue de la République
A fini en cinéma, fermé depuis 1974.
Aujourd'hui : Cible pour frondes et lances pierres divers, en attente de jours meilleurs ! |
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Variétés - 40 Avenue de la République
Salle de spectacles et de cinéma. On y verra Bach à ses débuts en 1899. Transformation en quatre salles et devenu Les Bourbons. Fermé en 2009
Aujourd'hui : friche décrépite. |
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Eldorado - 1, Rue du Pont de Lattes (aujourd'hui, 5, Rue de Verdun)
Aujourd'hui : cinéma d'art et d'essai. |
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La Rotonde - Jardin de la gare (Place de la République)
En 1854, la ville de Moulins décide de créer le square de la gare avec le concours de la Société d’horticulture de Moulins. C’est là qu’un pavillon en forme de rotonde est construit en novembre 1860 après autorisation du conseil municipal et sur proposition de M. Pallard. Y sont installés un café et un cabinet de lecture dont il obtiendra la concession. Mais l’idée des livres fait long feu et le divertissement prend le dessus. Cet établissement devient ainsi le café-concert "la Rotonde" en 1863, sorte de music-hall avant l’heure. L’entrée est libre. Les consommations sont naturellement payantes et sont de première qualité. L’orchestre répète tous les jours de 14h 30 à 16h 30 pour son concert de 20 heures. S’y ajoute une matinée de 14h 30 à 17h chaque dimanche et jour de fête. En octobre 1893, la ville de Moulins devenue propriétaire de l’établissement annonce les réparations qui s’imposaient dont le remplacement des cabinets particuliers et la pose d’une grille extérieure. Celle-ci, d’une qualité décevante par ailleurs, sera très rapidement remise en question dans la presse à cause du danger que représentent pour les jeunes enfants ses piques acérées trop basses.
Sa clientèle, principalement constituée de militaires en garnison au quartier Villars et de la jeunesse dorée moulinoise, venus s’y rincer l’œil et boire, y fait beaucoup de tapage. Une réglementation interdit aux chanteuses, dont Coco Chanel restée dans les mémoires (voir à Baumaine et Blondelet, de quêter ou de prendre des rendez-vous dans la foule après leur tour de chant. Ces restrictions conduisent peu à peu à la diminution de l’activité de la Rotonde qui est démolie en 1909.
Là, Gabrielle Chanel, en 1904, devint Coco à force de chanter devant les officiers du 10ème régiment de chasseurs à cheval "Qui qu'a vu Coco" de Baumaine et Blondelet.
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Par Louis d’Entraygues, dans le supplément du 26 juin 1897 de La Lanterne :
"La troupe qui la compose est meilleure que celle qu’il y avait quelques semaines auparavant. On y applaudit "les Verfaille" comiques ; Mlle Dupuis, Jeanne Davil et Marthe Davil. Mme Girardi est bonne comme romancière et se fait applaudir et bisser dans "Dites-moi si vous avez un cœur". Jean Yne, Aimée Granier obtiennent beaucoup de succès." |
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Le Casino du Dauphin - 16 cours Jean-Jaurès
Le casino du Dauphin sur les cours, aussi nommé "Le Bodard " du nom de son chef d’orchestre, propose également un concert quotidien à 20h avec entrée libre et consommations payantes. Il existe au moins depuis 1889. En 1892, Madeleine Bodard en devient la directrice après la mort de son mari Gilbert, qui a commencé comme limonadier. M. Morel, probable successeur de Mme Bodard, met l’établissement en vente en avril 1908. Pierre Chassagne en est à la tête en septembre 1912. Mobilisé pendant la Grande Guerre, il ne reprend ses activités qu’à la fin du mois de mars 1919 et au moins jusqu’en 1922.
En juillet, une publicité parue dans la presse locale mentionne un spectacle de famille, avec entrée libre, tous les jours, comprenant un apéritif-concert de 17 heures à 19 heures, une soirée de 20h 30 à minuit, le tout avec un brillant orchestre symphonique sous la direction de M. Florkin, 1er prix du conservatoire de Bruxelles.
Le casino du Dauphin n’échappe pas non plus aux désordres provoqués par les consommateurs comme ce 24 avril 1889 vers 22 heures. Plusieurs sous-officiers du 10e chasseurs entrés avec leurs sabres frappent sur les tables vides et redoublent d’efforts quand madame Bodard intervient. Un agent de police doit être appelé à la rescousse.
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Le 10 janvier 1897, L'Art Lyrique relate sous la plume de Marius d'Estoc :
" Grande décadence à la "bodardière" ; toutes les "grandes attractions" qui figuraient au programme étant parties, la splendeur momentanée de ce beuglant s’est éteinte comme un feu de paille ! […] le côté des hommes s’est augmenté de M. Gauthier, comique et mandoliniste bon comme instrumentiste, mais pauvre comme comique, figure d’enterrement ; un conseil, mon cher, faites-vous chatouiller avant la ritournelle par Mlle Eva, ça vous égayera peut-être !" et de conclure :
"Avant de terminer ce long article, je tiendrais à faire un juste reproche à l’administration qui laisse faire un charivari infernal dans les loges de sorte que les auditeurs qui se trouvent dans la salle n’entendent rien ou presque rien. Allons, Monsieur, un bon mouvement et prenez modèle sur votre rival." |
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