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Établissements en province


En marge de la liste des établissements parisiens, nous vous proposons, ici, celle des "maisons" de province. Du moins celles que nous avons pu retracer. Là aussi, avec photos et informations, lorsque nous en avons. Bien sûr, si vous en avez à nous proposer, nous les accueillerons avec grand plaisir... Les villes sont classées par odre alphabétique.

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Remerciements à Claire Simon-Boidot et à Thomas Louis Jacques Schmitt pour leur précieuse collaboration.

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Alcazar d'été (Grande Brasserie Vagner) - Rue du Sergent Blandan

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Café-Concert Parisien

 

Casino des Familles - 37 rue Saint-Georges


Au croisement de la rue Saint-Julien et de la rue Saint-George. Fondé en 1887, le Casino des Familles (voir rubrique suivante)de la rue Saint-Julien a longtemps proposé ses revues de music-hall et ses soirées musicales ou théâtrales agrémentées de programmes cinématographiques. En septembre 1933, l'ancien théâtre du Casino, transformé momentanément en cinéma, fait sa réouverture sous le nom de La Coupole

La Coupole Music Hall - 11 rue Saint-Julien (aujourd'hui 37 rue Saint-Georges)


Le casino des familles, ouvert en 1887 sur la rue Saint-Georges, est agrandi sur le terrain libéré par la destruction de l'ancien hôpital Saint-Julien. Il double dès lors sa surface et transfert son entrée dans la rue Saint-Julien élargie. Le premier agrandissement (les trois travées à gauche) est réalisé de 1901 à 1902.Unentrepreneur nancéien réalise le gros-œuvre. Les peintres Martignon et Maclot tous deux de Nancy exécutent la décoration intérieure. Le nouvel établissement est ouvert en 1902.


 

Alcazar

 

Apollo - 21, Rue Racine

Le théâtre Apollo (1700 places) ouvre le 22 décembre 1908 avec des projections cinématographiques mais est destiné aux concerts et au théâtre.Très fréquenté jusqu'en 1914, puis s'oriente vers le cinéma jusqu'au 27 mai 1921 où un immeuble voisin passe au feu et ravage son intérieur. Reconstruit, il rouvre en octobre 1921 sous le nom de Nouvel Apollo.(1050 places et deux balcons). Rénové en 1951, le cinéma ferme en avril 1976 pour rouvrir en octobre 1976 UGC Apollo (complexe 5 salles) ! Il fermera définitivement le 30 novembre 2003.

Aujourd'hui : Commerces et appartements.

 

Café Duquesne - Quai Duquesne (aujourd'hui Cours des 50 otages)

 

Alcazar - 3 Boulevard du Dr Ferroul - Rue Rossini

L'Alcazar-théâtre servait de salle de théâtre, de concert, de music-hall, de dancing. Après la guerre de 14-18, il devint aussi un cinéma. Sur son emplacement furent construits deux cinémas : l'Alcazar, boulevard Ferroul, démoli en avril 1995, et le Club rue Rossini, spécialisé dans les années 1970 dans la projection de films pour adultes.

Aujourd'hui : commerces

 

Concert Parisien

 
 

Folies Narbonnaises

 

Le Kursaal - 36 boulevard Gambetta (aujourd'hui 53 Boulevard du Général de Gaulle)

Cinéma Familia dans un bâtiment en bois. Sur cet emplacement, la famille Rachet fait construire en 1923 Le Kursaal qui, outre le cinéma, accueille aussi des pièces de théâtre et des spectacles de music-hall.


Bijou Concert - 1 Rue Michelet
(dans le jardin du café de l'Union [Tordo])

Ouvert en 1870. Vendu en 1949. Passe au feu en 2015.

Aujourd'hui : restaurant de spécialités niçoises

 

Bouffes-Niçois

 
 

Brasserie-Concert du Delta - 2, Rue de la Terrasse (aujourd'hui Rue Raoul-Bosio)

Café Américain - 3 Rue Saint François-de-Paule

Devient le Café de la Constitution en 1848, suite à changement de propriétaire en 1846 et retrouve son nom d'origine vers 1856.

Aujourd'hui : commerces

 

Café de l'Avenir - Rue de la Foux

 

Café de la Constitution - 3 Rue Saint François-de-Paule

En 1848, ex Café Américain repris en 1846. Redevient Café Américain vers 1856

Aujourd'hui : commerces

Café de la Victoire - 1 Place Masséna

Casino Municipal de Nice - Place Masséna

Démoli en juin 1979 - aujourd'hui fontaine et jardin public (entrée de la promenade du Paillon (Coulée verte)

 

Casino des Ambassadeurs

 

Casino des Variétés - 5 Boulevard Victor Hugo

Casino Tabarin puis Les Variétés aujourd'hui Cinéma Variétés

 

Casino Kursaal (dit Petit Casino) - 2, Rue Saint-Michel (aujourd'hui Rue Sacha-Guitry)


Voir a Petit Casino, ci-dessous.

 
 

Concert des Palmiers

 
 

Eden - 27, Avenue de la Gare
(Aujourd'hui Avenue Jean-Médecin)

D'abord, Taverne Steinhof, qui organise des projections cinématographiques dans son jardin. S'appellera Pathé, puis Eldorado, puis Eden, puis Gaumont-Palace en 1961, puis Pathé-Masséna

 

Eldorado-Casino - 29, Rue Pastorelli

Ex-Grand Cirque de Nice. Acheté par Paulus en 1889. En chantier en 1911, le plafond s'écroule sur les ouvriers. Est l'Eldorado-Casino en 1920 puis l' Eldorado-Casino-Palace en 1923. Passe au feu en 1936.

Aujourd'hui : Commerces & bureaux.

Vue de l'intérieur

 

Folies-Bergères dites Casino Kursaal dit Petit Casino - 2, Rue Saint-Michel (aujourd'hui Rue Sacha-Guitry)


Voir à Petit Casino, plus bas

.
 

Folies-Niçoises

 
 

Grand Cirque de Nice - 29 Rue Pastorelli

Ouverture en avril 1882. Est devenu l'Eldorado en 1890 (Voir plus haut).

Aujourd'hui : Commerces & bureaux.

Palais (Casino) de la Jetée-Promenade - 1 Promenade des Anglais


Construit sur pilotis en 1882 pour satisfaire à la mode des estacades [*] si chère aux touristes. Anglais particulièrement ! Ouverture générale le 1er avril 1883. Trois jours après, il passe au feu ! Ne subsisteront que la passerelle, et les terrasses. Une nouvelle societe est constituée en 1888 et la reconstruction repart en 1889 pour s'achever en 1891. Jusqu'en 1914, le Palais de la Jetée fera le bonheur des hivernants de la Belle Epoque. Arrive la Première Grande Guerre et le bâcirc;timent est réquisitionné et reconverti en centre de convalescence pour les blessés, comme la plupart des hôtels niçois ! Il est ensuite affecté à l'American YMCA [**] et utilisé en 1918-1919 comme centre d'accueil pour les permissionnaires des troupes américaines en attente de rapatriement outre-Atlantique. La paix revenue, il est exploité jusqu'en 1942, au moment ou l'armée italienne prend le contrôle des Alpes-Maritimes. Nice occupée, la Jetée-Promenade doit fermer ses portes le 20 décembre 1942. La Ville doit se soumettre aux exigences du nouvel occupant et notamment contribuer à la mobilisation des métaux non ferreux. Le casino de la Jetée est donc dépouillé en 1943-1944 de tous ses cuivres, bronzes, statues, argenterie, câblage électrique et autres métaux susceptibles de servir l'effort de guerre allemand. Le général de division Von Kollermann ordonne de démanteler la superstructure du bâtiment (plusieurs milliers de tonnes d'acier) en janvier 1944. A la Libération, il ne reste plus que des débris immergés et les nombreuses structures métalliques. Le 20 novembre 1946, la société d'exploitation du Casino se voit retirer son autorisation d'occuper le domaine maritime par arrêté préfectoral. Elle saisit alors le Conseil d'Etat, jugeant cet arrêté contraire à l'exercice de son activité. Le 13 juillet 1951, le Conseil d'état confirme l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes : la jetée-promenade ne ressortira plus jamais des eaux dans lesquelles elle a sombré.

Voir l'intérieur de la salle




Note[*] : une estacade ou jetée à claire-voie est un ouvrage assimilé aux ponts ou aux viaducs dont la caractéristique principale est d'être long et relativement bas. La ville de Brighton (Grande-Bretagne) est célèbre pour la sienne.
[**] : La Young Men's Christian Association est une association et une ONG d'origine chrétienne protestante interconfessionnelle. Elle regroupe plus de 15 000 associations locales de jeunes, présentes dans 120 pays, représentant 65 millions de membres qui œuvrent dans de nombreux domaines. La première YMCA a été fondée à Londres en 1844 par George Williams (1821-1905). Le siège mondial se trouve à Genève, en Suisse.

Olympia - 10, Avenue de la Gare (Aujourd'hui Avenue Jean-Médecin)

Ouvert en 1905 en tant que temple de l'opérette !

Aujourd'hui : commerce

Palais de Glace - Parc Chambon (aujourd'hui : Square Jean Baptiste Carpeaux)

Construit en 1890. Patinoire - Music Hall - Revues - Concerts Détruit pendant la Première Grande Guerre.

Aujourd'hui : jardin public

 

Parisiana - 29 Avenue Malausséna

Devient un cinéma Le Floréal, puis se change en garage en 1924 pour se rechanger en cinéma en 1934 sous le nom de Malausséna. Même endroit, en 1949, Le Royal, toujours un cinéma.


Aujourd'hui : commerce

 

Petit Casino - 2, Rue Saint-Michel (aujourd'hui Rue Sacha-Guitry)

1850, l'établissement a pris place dans le niveau inférieur d'un immeuble existant. Ce lieu de loisirs apparaît ensuite dans les annuaires sous le nom de Petit casino à compter de 1903. En 1913 est ajoutée dans la cour, au centre de l'îlot, une grande salle de spectacle et les locaux existants sont réaménagés. L'établissement se nomme alors Kursaal. En 1945, transformations et une nouvelle ornementation est mise en place (demeurée en partie, notamment le plafond en caisson avec peintures). L'établissement rouvre sous le nom de Nouveau casino. De 1960 à 1969, les salles de jeux sont fermées et la salle devient cinéma de plein exercice sous le nom de Nouveau Casino ou Casino club. Après une période d'abandon, le lieu devient en 1990 restaurant et brasserie (Théâtre Jacques Maximin, Brasserie Flo, Brasseries Georges). Sans affectation depuis 2015.

Théâtre Politéama (ancien Casino Lyrique) - 16 Place Garibaldi


Aujourd'hui : cinéma Jean-Paul Belmondo - 3 salles

, puis

Trianon Nouveau Casino - 1 Promenade des Anglais

Devient en octobre 1923, le Nouveau Casino de Nice.Faillite en 1966

 

 

Casino d'été

 
 

Eden-Théâtre-Concert - 6 Rue Jean-Baptiste Godin

Salle de spectacles de 600 places, du nom de Eden-Théâtre-Concert, ouvrant ses portes en mars 1894. L'établissement, très courru à l'époque, programme concerts et spectacles. Le bar est richement décoré... Arrivée du cinématographe dès 1906. Devient Eden Cinéma en 1910. Une deuxième salle de 175 places, baptisée Studio, est ouverte dans les années 40. Fermé à cette époque, l'Eden-Cinéma rouvre ses portes en 1950, alors que le Studio, qui était également fermé pour travaux en 1949, reprend une activité de cinéma de répertoire en octobre 1951. En 1954, l'Eden-Cinéma reçoit un écran panoramique concave. Le tout ferme définitivement à la fin des années 60. Salle de billard devenue, en 1976 lieu de culte des pentecôtistes puis démoli.

Aujourd'hui : immeuble résidentiel.

 

Élysée des Marronniers

 
 

Folies Nîmoises

 
VILLE
CPA

Grand Café-Concert un temps racheté par Mlle Colombat, une vedette de l'Alcazar d'été !

TODAY

Grand Théâtre - Boulevard Victor Hugo

Inauguré en 1803 face à la Maison Carrée. Augmenté d'une colonnade en 1827, le local des décors passe au feu en 1860. En 1952, il passe entièrement au feu et est totalemnt ravagé. Un cantatrice vengeresse en était la pyromane ! La colonnade ionique s'en est tirée et finit recyclée en décor de l'aire de l'autoroute A54 de Caissargues…


Café de la Rotonde - 1 Place du Temple

Ouvert vers 1885, il reçut Eugénie Buffet, Damia, Fréhel

Aujourd'hui : commerce

Café des Fleurs - 2 Avenue Jacques Bujault

Inauguré le 29 septembre 1888, c'est le Cercle du Sport et un café-concert destiné au spectacle, théâtre, musique et dancing : lieu de distraction. Vendu en 1898. En 1899, il devient le Café des Fleurs. Puis, il devient le siège du Syndicat Agricole. Le 13 mai 1916, après des transformations, agrandissement et modernisation de la salle du Syndicat Agricole, il abrite le Cinéma Gaumont. De juin à septembre 1919, de grosses réparations et transformations sont effectuées dans la Salle du Syndicat Agricole devenue le nouveau Cinéma Pathé. En 1937, le bâtiment est le siège social des adhérents de la coopérative des producteurs des Deux-Sèvres puis en 1943, le siège de la Fédération départementale des associations des jardins ouvriers et familiaux des Deux-Sèvres.
En 1951, le bâtiment est occupé par l’Union départementale d’approvisionnement des céréales. Enfin, une banque occupe l'immeuble.


Aujourd'hui : agence bancaire

Eldorado - 14 Rue du Petit-Banc


Devient le Dixa puis La Coupole.

1905.Drame à l'Eldorado ! Un jeune officier, Toussaint René Thomas, amoureux éconduit (et remplacé) entre à l'Eldorado et s'installe regardant les chanteuses lyriques dérouler leur numéro sur scène. Armandine Fer, dite Rose de Noël, une Albertivillarienne de 21 ans (qui vit de chansons de ville en ville), fait son entrée au moment où le jeune lieutenant disparaît dans une loge, au premier étage. Sur scène, Rose de Noël achève sa prestation. Lorsqu’elle découvre que l’homme qui l’attend n’est autre que Toussaint Thomas, elle blêmit. "C’est fini" lui annonce-t-elle d’un ton glacial avant de retourner sur scène. Sa prestation achevée, Rose de Noël passe auprès des spectateurs pour la quête puis regagne les loges où Toussaint Thomas l’attend toujours. Le dialogue de sourds reprend. Les artistes qui passent près d’eux à ce moment-là ressentent une tension très forte. Ils n’imaginent pas le drame qui va se jouer. Soudain, le jeune homme bondit de sa chaise en sortant un revolver de sa poche, allonge le bras dans la direction de la chanteuse et fait feu. Rose de Noël s’effondre, morte.

Circonstances atténuantes, le jeune homme n’est condamné qu’à sept ans de réclusion. Exclu de l’armée et incarcéré à la prison militaire de Nantes, il est "réintégré dans son grade, pour la durée de la guerre" qui débute en août 1914. Envoyé au Maroc comme lieutenant dans le 2e Régiment de tirailleurs, il meurt au combat le 29 juin 1916.
Décembre 1914 puis mars 1915, le Cinéma Pathé rouvre dans la salle de l’Eldorado.

Aujourd'hui : commerce

Familia-Palace - 8 Rue de la Comédie

Une salle de 600 places dont la construction commence en 1914 pour se terminer en 1921 et ouvrir sous le nom de Cinéma-Familia. En 1930, premier film parlant. Les 24 et 25 mai 1934, on y entend Fred Gouin. Devient l'Eden-Palace en 1935. La salle passe au feu le 8 mars 1939. Elle est reconstruite avec une jauge à 1000 places et s'appelle l'Eden-Cinéma.Réouverture le 14 octobre 1942. 1953 : changement de propriétaires du fonds. En 1963, la salle accueille le bal des bacheliers, des plaisantins y introduisent deux génisses : Panique générale. 1988 : changement de propriétaires du fonds, encore.

Mars 1995 : commission de sécurité et fermeture définitive.

Aujourd'hui : immeuble résidentiel