CHAPITRES
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01 - Moi
02 - Je suis née
03 - Rovigo
04 - Mustapha
05 - Maman
06 - Premier contact avec Paris
07 - Famille
08 - Les Bosano
09 - Ma "Mère" Goetz
10 - Mes débuts artistiques
11 - Des Ambassadeurs à la Scala
12 - Premières déceptions sur le théâtre
13 - Claudine
14 - Avec Jean Lorrain au pays de Marius
15 - Dédicaces
16 - Chez les Fous
17 - Le Friquet
18 - Mon voisin
19 - Yves Mirande et "Ma gosse"
20 - Quelques auteurs, quelques pièces
21 - "Le visiteur"
22 - "Au pays des dollars"
23 - Un directeur moderne
24 - 1914
25 - Les bêtes... et les humains
26 - Le Fisc !
27 - Série noire
28 - Mon portrait par la Gandara
29 - Jeux de l'amour... ou du hasard
30 - Ceux qui me plaisent
31 - Au foyer des cigales

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Polaire par elle-même - Chapitre 15


DEDICACES

Je n'avais guère moisi sur les bancs de l'école; je ne m'en suis jamais cachée. Willy, avec une remarquable patience,s'appliquait à rectifier mes erreurs de syntaxe ; il avait parfois fort à
faire  ! Ce fut toujours un bon papa pour moi, et je suis heureuse de lui en rendrel'hommage posthume. La fréquentation du couple, si artiste, qu'il formait avecColette, me fut précieuse à plus d'un titre. On a beaucoup glosé sur nosrelations d'alors ; en regard de mes deux amis, l'on m'a même surnommée "letrait d'union" ! On nous voyait toujours ensemble ? La belle affaire ! J'avaisdes compagnons charmants, et précieux devais-je me séparer d'eux poursatisfaire une opinion publique qui ne se complaît qu'à la médisance, et dontje ne me suis jamais plus souciée qu'un éléphant d'un pyjama ? D'ailleurs, onn'eût pas manqué de soutenir, en ce cas, que les racontars m'avaient touchée,et l'on en eût fait une preuve contre moi ! Edmond Rostand l'a fort justementexprimé dans Chantecler : on n'empêche pas les "crapauds" de baver ! Héquoi, à force de s'astreindre à vivre pour les autres, on ne vivrait plus poursoi ? Flûte, alors !

Quoi que l'on en pense, j'ai tenu à consacrerune place à part aux dédicaces, charmantes et affectueuses, dont Colette etWilly ont bien voulu, en les signant, décupler à mes yeux le prix quej'attachais déjà à leurs œuvres. Voici mon petit reliquaire :

Claudineà l'Ecole :

Pour Claudine-Polaire, qui a immortalisé cetype de pauvre petite fille amoureuse, son reconnaissant et tendrement dévoué.

WILLY.


Claudineà Paris :

Pour notre petite "Lily", qui a joué ce rôlemerveilleusement, puisqu'elle l'a joué comme l'a compris lui même

WILLY.


Claudineen ménage :

A Claudine-Polaire, j'offre cette histoired'une amoureuse fourvoyée telle que "Lily" ne sera jamais.

WILLY.


Claudines'en va :

Pour la chère petite polaire, dont lasilhouette fine a porté bonheur à ce livre mélancolique, et si las !

Son"Papa"
WILLY.


Poissons d'Avril :

Polaire, ma chérie, ne fréquentez pas les"poissons" : ils ne sont plus frais depuis longtemps !

WILLY.


A manger du foin :

N'est-ce pas, ma Claudine, au lieu d'en manger,il vaudrait mieux en avoir dans ses bottes !

Tendresses de
WILLY.


Maîtresse d'Esthète :

A ma chère petite Claudine, ces souvenirs d'uneépoque d'esthètes, de pipes, qu'elle n'a pas connue.

WILLY.


La Seconde :

A ma chère Polaire, qui est toujours lapremière avec ma "Seconde",

Tendre, amitié,
COLETTE


Ces Plaisirs :

A ma chère Polaire, ce livre qui n'est qu'unegalerie de vieux péchés, avec ma tendre et fidèle amitié, ces plaisirs !

COLETTE.


Dialogue des bêtes :

A la plus charmante des bêtes.
COLETTE.